Communauté des Paroisses du Pays de St-Ludan

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 EDITORIAL DE JUILLET - AOUT 2019 

           
  •  Ah, monsieur le curé vous avez fait une belle cérémonie !
  • Une cérémonie ? Vous voulez dire une célébration !
Ce genre de réflexion m’étonne régulièrement. On a l’habitude de parler par exemple de cérémonie aux monuments aux morts. Là il s’agit d’une mise en scène de symboles (drapeau, minute de silence, hymne national etc.) pour raviver la mémoire des conflits qui ont déchiré notre pays et pour en honorer les victimes.
La liturgie de la messe ou d’un autre sacrement comporte lui aussi un cérémonial, mais ces rites disent l’œuvre que Dieu est en train d’accomplir pour nous. Nous célébrons quelqu’un, le Christ Jésus présent au milieu de son peuple rassemblé et qui par son Esprit nous fait don de sa vie. Même si nous faisons mémoire de sa vie terrestre, les célébrations nous dynamisent pour le temps qui est le nôtre et nous tournent vers l’avenir.
Notre époque est assez démunie pour célébrer la vie comme un don gracieux. Alors on a tendance à multiplier les fêtes sans véritable cérémonial. Notre société ne sait pas bien fêter la naissance d’un enfant, la constitution d’un nouveau couple ou même le décès de quelqu’un. Alors on s’adresse à l’Eglise et on attend de ses liturgies qu’elles nourrissent notre capacité à nous émouvoir. Certes, mais nous ne nous célébrons pas nous-mêmes. Nous célébrons Celui qui vient nourrir la foi, susciter l’espérance et faire grandir notre amour.
                                        Etienne HELBERT